Retour à la Halle Carpentier, sur le terrain synthétique, pour défier Finances, un club que l'on connaît bien pour le croiser en poule pour la deuxième saison consécutive.

La réserve, la tête à l'envers

Etant parti sans photographier la feuille de match, je ne rappelerai pas la compo des équipes.  Tout ce qu'on peut dire, c'est qu'entre ceux qui sont partis glisser sur les pistes enneigées, les absents, les touristes, les blessés, les ceux qu'on a vu un jour et qu'on revoit plus, il nous aura fallu faire appel à 3 juniors pour composer l'équipe réserve. Qu'ils soient remerciés de leur aide en première mi-temps, puisqu'ils sont sortis à la pause pour aller voir le XV de France se faire taper par les rosbeefs (et pouf, dans .. je m'arrête là, y'a des enfants qui lisent ce blog ... Encore que, si les jeunes savaient lire de nos jours...bref, je m'égare)

Le groupe garchois rentre pourtant parfaitement dans ce match qu'il domine de la tête et des épaules pendant la première mi-temps. D'après les statistiques de France Télévision - et surtout de l'application iPhone de Gégé - les garchois ont 80% de possession de balle et de domination du terrain. Finances ne parvient que rarement à sortir de son camp. Les vagues garchoises déferlent sur la défense bleue : parfaitement organisés et volontaires devant, que ce soit en touche ou en mêlée, emmenés par un duo de Pierre déchainés, en particulier celui dont le nom rappele un fabricant de poterie et qui, repositionné pour l'occasion en 3e ligne aile, est de tous les bons coups, les garchois peuvent jouer d'excellents ballons derrière. Mais la ligne de 3/4 avait, sinon oublié d'enlever les moufles, en tout cas pas assez confiance en son potentiel. Résultat, après 40 minutes de domination, les garchois sans doute soucieux, parce qu'ils jouent contre Finances, de respecter l'équilibre budgétaire comptable, arrivent à la pause sur le score de 0-0, après avoir raté deux pénalités.

Oui, oui, lecteur assidu, inutile d'écarquiller les yeux, tu as bien lu : pas un point un marqué. Rien. Nada. Nothing. Nichts. Quetchi. Peau de zob (Zob, et pas Zeb, soyons précis). Pas faute d'avoir essayé. Mais malgré nos tentatives, la défense de finances est restée aussi hermétique qu'une pucelle versaillaise à son premier rendez-vous (je sens que l'image vous parle...)

Du coup, il faut remettre le bleu de chauffe en deuxième mi-temps. Et là, comment dire ? Vous connaissez l'histoire du scénario catastrophe. Et bien, voila, je m'en vais vous le raconter - mais en faisant vite, car j'aime pas faire souffrir les gens (et puis ça me fait ch... de raconter une défaite). Tout commence par deux pénalités ratées face aux perches, alors que Garches dominait pourtant (si quelqu'un à la numéro de Diego Dominguez, y'a des buteurs à former). Finances n'en demandait pas tant et profite d'une erreur stupide, pour s'infiltrer et aller marquer. Quelques minutes plus tard, revigorés par cet essai inespéré au regard de leur première mi-temps, ils osent - eux - transformer leur pénalité (alors qu'on avait pourtant été super cool en les ratant toutes les nôtres). Garches, mené 10 à 0, commence à se désunir un peu trop. L'arbitre sort lui aussi de son match et tient moins bien les deux équipes qui ont tendance à trop s'énerver, trop parler et trop arbitrer à la place de l'homme en blanc pour rester concentrées. A ce petit jeu, Finances est peut-être plus malin, et parvient à marquer une nouvelle fois. 15-0.

Bon, comme d'hab' : Garches va tenter, etc, revenir dans le camp de Finances, etc, refaire des beaux mouvements, des tentatives.. Bref, ça passera jamais.

Voila, voila. Retour au vestiaire... et gros sentiment de gachis.

La première n'aura jamais pu lutter pour la victoire

Avec la première, c'est un peu le phénomène inverse : Finances va plutôt dominer le début de match, et inscrire rapidement 18 points (rapidement dans le langage d'un rédacteur de match qui a joué en réserve, c'est le temps de prendre sa douche et venir retrouver ses potes). Garches marquera par Marius un essai (qu'il aurait aimé twitter j'en suis sur - next time maybe, je gère ton twitter tatam si tu veux), mais sans pour autant parvenir à installer son jeu dans cette rencontre. Pour preuve, sur le carton blanc reçu par Finances, la pénalité ne trouve pas la touche, et la relance suivante au pied se conclut par une touche directe.

Le jeu s'équilibre au milieu du terrain en fin de première période - traduisez : il se passe rien, et on s'emmerde un peu. L'arbitre siflle la pause sur le score de 18-5. Rien à ajouter.

La 2e mi-temps commence en même temps que France - Angleterre. Dans les tribunes, les smartphone de la marque à la pomme permettent de suivre le match. Et à l'image des français, Charles C. rate la réception, et prend un blanc sur l'action suivante. Finances, face aux perches, aggrave la marque (21-5). Garches a d'aileurs le plus grand mal à se dégager de son camp, et même de ses 22, à l'image du dégagement d'Anthony contré. Garches subit mais ne craque pas, alors que la France encaisse un nouvel essai. A ce moment là, ça commence sacrément à ressembler à un dimanche de M... Heureusement, Martin Fourcade décroche l'or sur la Mass Start en biathlon, son 3e titre mondial de la semaine. Après l'argent de Marie-Laure Brunet juste avant, ça fait du bien.

Retour au match : Garches joue un peu mieux - même si l'équipe rend trop de ballons au pied, souvent de façon imprécise. Mais le carton blanc de Finances va redonner du baume au coeur à nos joueurs. Et à force d'insister devant, suite à une touche à 5 m, les gros marquent un essai collectif transformé. 21-12, l'espoir renaît, surtout que sur le renvoi, le RCG initie un beau mouvement, poursuivi par une grosse percée de Bubu. Mais un petit en-avant vient gâcher l'action

Mais de façon globale, dans ce match, Garches perd trop de ballons sur les fondamentaux pour espérer rivaliser. En quelques minutes, 2 mêlées et 2 touches sont ainsi perdues. Difficile de gagner dans ces conditions. Et les quelques ultimes tentatives, trop tardives, ne changeront rien. Finances s'impose logiquement au terme d'un match certes dominé, mais dans lequel le RCG n'aura sans doute jamais joué à son niveau.

Ils ont brillé : Mentions spéciales à Pierre Am. et Pierre-Hadrien P. en réserve, auteurs de deux énormes prestations.

Pour finir, je citerai Paul Loup Sulitzer, qui a écrit "Boire, c'est comme faire l'amour : il n'y a que les gens idiots ou malheureux pour faire ça tout seul".

A mercredi les amis !