Il est des dimanches où prendre la plume pour raconter le match de Garches-Vaucresson est plus compliqué que d'autres. Ce dimanche soir en fait parti.

Alors, à l'image de nos équipes qui ont sans doute lâché leur match - et trahi la promesse qu'elles s'étaient faites de se battre pour le maillot et le club - je vais ce soir, pour la première fois depuis que je rédige ces compte-rendus, moi aussi lâcher du lest, être moins rigoureux, et éviter trop de détails et de longues envolées lyriques (pour autant que j'en ai jamais fait d'ailleurs...).

La réserve ne gagne plus

Titulaires et remplaçants : Ceux qui étaient sur la feuille de match

La réserve aura repoussé un peu l'échéance, après n'avoir été menée que 6-0 pendant une grande partie de la première mi-temps. Mais elle a fini par céder en deuxième période encaissant 3 essais. La seule satisfaction sera d'avoir marqué un essai à la toute fin du match pour priver Massif-Central du bonus offensif. Score final : 28 à 7. Une maigre consolation.

La première, que dire ? 

Titulaires et remplaçants : Les mêmes que d'habitudes... ou presque

La première avait pourtant bien entamé son match. Est-ce que ce premier essai de Massif, à contre courant du jeu, a fait plus mal aux esprits qu'on ne le pense et démobilisé l'équipe ? Dur à dire. C'est pourtant Massif qui va évoluer rapidement en infériorité numérique. Mais Garches-Vaucresson n'en profitera pas. Et une fois mené 5-0, l'équipe semble n'avoir plus été la même. Incapable de résister, d'aligner 3 passes, elle a subi durant toute la rencontre. La suite n'aura été qu'une longue agonie de plus d'une heure, durant laquelle la volonté et l'engagement du Massif Central ont fait la différence sur des garchois apathiques, incapables de se révolter. Les 3 cartons blancs récoltés par le RCGV, qui a même évolué à 13, n'ont pas aidé.

Au final, un score sans appel de 39-0 (6 essais encaissés).

Si je devais ouvrir un livre ce soir, je relirai "L'homme révolté" de Camus. Sans doute parce que nous devons être, en nous couchant, révoltés par notre non match. Et sans doute aussi parce que, comme l'écrit Camus, "je me révolte, donc nous sommes". Puisse cette idée animer notre esprit pendant la semaine.

Bonne semaine à tous, rendez-vous mercredi pour préparer le match au combien important contre Yerres